Les huit critères qui s’appliquent aux organismes d’action communautaire autonome

Tels que spécifiés dans la Politique gouvernementale. [L’action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec (septembre 2001) et dans le Cadre de référence en matière d’action communautaire (août 2004).]

Les quatre critères qui s’adressent au milieu communautaire dans son ensemble :

  • Avoir un statut d’organisme sans but lucratif;
  • Démontrer un enracinement dans la communauté; Comités, groupe de travail avec les membres, liens avec les autres organismes communautaires, participation à des concertations, etc.
  • Entretenir une vie associative et démocratique; Conseil d’administration, instances d’orientation, mécanismes de consultation. Avec l’équipe de travail, les bénévoles et les membres. Tenue d’une assemblée générale annuelle.
  • Être libre de déterminer sa mission, ses orientations ainsi que ses approches et ses pratiques. Déterminés selon la volonté des membres de l’organisme et du conseil d’administration.
 Les quatre critères spécifiques à l’action communautaire autonome et qui s’ajoutent aux quatre premiers :
 
  • Avoir été constitué à l’initiative des gens de la communauté; Mission déterminée par les membres fondateurs ; mandats définis par les membres et les collectivités visées.
  • Poursuivre une mission sociale propre à l’organisme et qui favorise la transformation sociale; La mission de l’organisme est essentiellement dans le champ de l’action sociale, du développement social et de la transformation sociale.
  • Faire preuve de pratiques citoyennes et d’approches larges axées sur la globalité de la problématique abordée; Mobilisation des personnes autour d’enjeux collectifs : consultations, assemblées, activités d’éducation populaire. Élaboration d’interventions particulières ou de services pour agir plus spécifiquement sur les causes des situations problématiques.
  • Être dirigé par un conseil d’administration indépendant du réseau public. Les personnes élues ou nommées sont indépendantes du réseau public ; la composition du conseil d’administration est indépendante du réseau public et des autres bailleurs de fonds.