Schizophrénie

 

Au Québec, 1 % de la population est touchée

1 percent

La schizophrénie se caractérise par deux types de symptômes (positifs/négatifs)
qui n'apparaissent pas de la même façon chez tous ceux qui en sont atteints.

 

 

 

Symptômes positifs

  • Hallucinations;
  • Idées délirantes;
  • Langage incohérent et discours illogique;
  • Préoccupations exagérées;
  • Comportements agressifs;
  • Agitation;
  • Perte de conscience de soi.
  • Rires, plaisanteries, paroles excessives et hors propos
  • Impatience physique, hyperactivité

 

Les symptômes positifs sont plus facilement identifiables, car ils se manifestent de façon observable. Ils viennent «s’ajouter» au comportement de la personne. Les symptômes négatifs, bien qu’ils soient souvent les premiers à apparaître, sont plus difficiles à déceler et sont souvent confondus à ceux de la dépression.

Les symptômes de la schizophrénie peuvent s'installer lentement et de façon subtile; d'autres fois très rapidement. Leur apparition peut amener de multiples questionnements et cet incompréhension crée beaucoup de stress, tant pour la personne qui la vit, que pour son entourage.

Qu’est-ce qui la cause?

Sans l'avoir démontré en toute certitude, les recherches scientifiques les plus récentes tendent vers l'hypothèse que la schizophrénie serait, en partie, attribuable à des causes génétiques. Certaines personnes auraient des prédispositions biologiques à développer la maladie. Ces prédispositions pourraient tirer leur origine de diverses sources.

 

L'hérédité:

Statistiquement, dans les familles où cette maladie a déjà été diagnostiquée, le risque d'en être atteint est plus élevé. Toutefois, aucun gène spécifique n'a été jusqu'à maintenant identifié avec certitude; probablement plusieurs seraient impliqués.

Chimie du cerveau:

Certains chercheurs croient qu'une surproduction ou une sensibilité excessive à la dopamine seraient peut-être la cause. La dopamine est une substance chimique (neurotransmetteur*) produit par le cerveau. Certaines personnes atteintes de schizophrénie réagissent bien à des médicaments qui régularisent la production de la dopamine. Un autre neurotransmetteur, la sérotonine, serait également impliqué.

Malformation cérébrale:

D'autres recherches tendent à dire que, chez les personnes atteintes de schizophrénie, certaines cavités du cerveau semblent avoir tendance à être plus grandes que chez les personnes qui ne développent pas la maladie.

Ces prédispositions, conjuguées aux stresseurs normaux de la vie, amènent une plus grande vulnérabilité. Le développement de la schizophrénie est aussi imprévisible que celui du diabète, de problèmes cardiaques ou toute autre maladie où la génétique peut avoir un impact important.

Les médecins sont assez prudents avant de poser un diagnostic de schizophrénie. La diagnostiquer de manière assurée peut prendre du temps et nécessiter plusieurs hospitalisations pour observer comment évolue l'état de la personne. Si certains symptômes laissent croire à une autre cause que la maladie mentale, différents tests et examens pourront être faits. Ils permettront de vérifier que les symptômes ne proviennent pas, par exemple, d’une consommation de drogue ou d’une tumeur cérébrale.