Les Préjugés

En Amérique du Nord une personne sur cinq souffrent de trouble mental, toutefois les deux tiers n’iront pas chercher de l’aide pourquoi ?  

 

Ce n’est pas pour cause de manque de ressources ou de traitements, mais c’est par crainte de jugement et de se faire coller une étiquette en fonction des stéréotypes. Si les autres jugent, la personne malade également se juge face à sa condition.  

Accepter une quelconque différence des standards de la société est perçue comme une défaite. Faisant face continuellement aux regards et aux jugements des autres, on doit se justifier pour tout geste ou état. N’oubliez pas que la maladie mentale ne se voit pas contrairement à un handicap physique. Cela laisse l’impression vraie ou fausse d’être perçus comme un parasite ou un fainéant. 

Nos sociétés abordent de plus en plus la dépression clinique, en revanche, elle est toujours jugée de façon très négative. Voir lorsqu’il s’agit de trouble plus complexe. Nous entendrons trop souvent des commentaires du genre : il est paresseux, il ne veut pas faire d’effort, il a juste à se secouer un peu, etc. 

 

Ces commentaires sont émis sans connaissance profonde de la situation et ne sont pas fiables, toutefois la personne malade ajoutera ces propos sur son mal -être déjà présent.   

Pouvons-nous compter combien nous avons pu entendre, les personnes atteintes de maladie sont dangereuses. Trop souvent cette affirmation sera mise de l’avant lorsqu’un événement regrettable se produit.  

 

Des données de recherche démontrent que dans les sociétés où la maladie mentale est mieux comprise, elle se soigne mieux, non pas à cause de la médication, mais due à l’intégration de la personne au sein de sa communauté. N’oublions pas qu’il n’y a pas si longtemps la honte et la discrimination en ce qui concerne la maladie mentale faisaient enfermer les personnes dans des asiles. 

 

Si aujourd’hui nous avons dans bien des sociétés une grande ouverture face au trouble mentale, qu’il y a une meilleure compréhension, vous seriez tout de même surpris de constater que tant que les gens n’y font pas face dans leur entourage immédiat ils ont un regard très vague et biaisé. Absolument rien pour rendre plus facile le désir de consulter.