Le congé d’essai…

Le congé d’essai permet de voir comment votre proche se comporte à l’extérieur du service de psychiatrie, sans intervenant pour l’observer. Les congés d’essai ont lieu généralement la fin de semaine, parce qu’habituellement l’entourage est plus disponible à ce moment. Si vous n’êtes pas disponible les fins de semaine, il est important de le faire savoir au personnel infirmier afin d’avoir une meilleure planification de ces congés.

 

Idéalement, le personnel infirmier devrait vous aviser que votre proche aura un congé d’essai bientôt. Il arrive toutefois qu’on ne vous prévienne pas et que ce soit votre proche qui vous l’annonce la journée même. Prenez le temps de considérer les deux aspects suivants:

 

D’une part, vous venez de vivre une crise et un congé d’essai semble déjà s’imposer à vous. Il se peut que vous vous sentiez obligé de venir le chercher et n’osiez pas refuser. Si vous ne vous y attendiez pas, vous serez probablement pris au dépourvu. Il vous revient d’accepter ou de refuser. 

 

Plusieurs raisons, toutes aussi valables les unes que les autres, peuvent vous amener à refuser. Par exemples:

  • Vous ne vous sentez pas prêt;
  • Vous craignez une crise d’agressivité;
  • Vous appréhendez des comportements dérangeants et bizarres;
  • Vous redoutez une tentative de suicide.

Vous avez le droit de ne pas vous sentir à l’aise ou prêt à le recevoir. Si tel est le cas, faites-le savoir clairement au personnel du centre hospitalier, même s’il semble y avoir insistance. Il vous revient toujours d’établir vos limites et de les maintenir.

 

D’autres alternatives pourront être envisagées. N’hésitez pas à téléphoner au Pont du Suroît pour obtenir des conseils et du support dans ces moments délicats.

 

D’autre part, si vous choisissez de recevoir votre proche pendant ce congé, sachez que sa place à l’hôpital lui est réservée. S’il se désorganise, vous pouvez le ramener en tout temps. D’ailleurs, si c’est le cas, n’hésitez pas à le faire. Un congé d’essai manqué n’est pas nécessairement une catastrophe ni un échec, mais bien une occasion d’évaluer les symptômes et d’affiner le traitement.

 

Avant de quitter l’unité, l’infirmière vous remettra un questionnaire d’évaluation que vous aurez à remplir. Il est important de donner un compte rendu du déroulement de ce congé. Vos observations sont très utiles puisque vous connaissez votre proche et voyez à quel point les symptômes sont contrôlés.

 

Si vous omettez certains détails, vous pouvez téléphoner ou rencontrer l’infirmière de votre proche pour compléter votre compte rendu. S’il n’est pas suffisamment réaliste, un congé définitif prématuré peut mener à une rechute à court terme. Vous ne rendez pas service, ni à votre proche, ni à vous-même, en camouflant certains faits importants.

 

Votre proche prépare son congé, il planifie son retour dans la communauté. Il doit décider entre autre, de son milieu de vie. Pendant ce temps, profitez-en pour réfléchir et déterminer si vous l’accueillerez ou non chez vous.

 

Faites-vous accompagner par une de nos intervenantes qui se fera plaisir de réfléchir aux options et alternatives avec vous. Prenez donc rendez-vous dès maintenant!

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